Chaque chambre de l’hôtel bénéficie |
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![]() Gabriel Dauchot (1927-2005) Mon grand-père, qui appréciait l’art, avait aussi un bon oeil et la subtilité de ce portrait ne lui a pas échappé. Ayant été lui-même garçon de café, cet homme lui rappelant ses débuts dans le métier l’a probablement ému. Peut-être aussi que son visage, mélancolique et triste, évoque ce qu’il craignait par-dessus tout : la routine. Ce tableau intemporel a une belle place dans la bibliothèque de l’hôtel et il nous est devenu familier. Michel Troisgros |
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![]() Pia Fries Broder, 2001 Je vous invite à apprécier cette peinture de Pia Fries, qui m'a immédiatement attiré, alors que je découvrais son travail à la galerie Nelson. A bien la regarder, ça doit être la matière. Sûrement. Elle est en relief, généreuse, ondulée. Il y a des similitudes avec celle, épaisse, de la meringue, qui serait triturée par les mains du pâtissier. La palette des couleurs éclatantes participe aussi à la dynamique et à la force du tableau. Elles s'immiscent les unes aux autres, créant des formes abstraites et fascinantes. Pour obtenir ces textures, Pia applique la peinture, sans pinceau, directement sur le bois, avec un ou plusieurs tubes en même temps. Puis, en s'aidant de différents outils, elle aplatit, enlève, triture, ondule et donne vie à l'oeuvre Michel Troisgros |
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![]() Eric Poitevin sans titre, 2000 Né en 1961, il vit et travaille dans un village situé près de Verdun : Mangiennes. Cette magnifique et grande photo est montrée dans une des salles à manger de notre maison. Elle est saisissante. Cet arbre symbolique, immobile et pourtant vivant, attire le regard et fascine. L'écorce sublime de l'arbre, le frémissement d'une branche, la variation subtile de la lumière naturelle, rien n'est laissé au hasard par cet artiste qui travaille à la chambre. Eric pense minutieusement ses images (parfois des mois d'attente pour saisir le bon moment), avant de les constituer et de les offrir à notre regard. Michel Troisgros |
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![]() Gérard Traquandi Montagne, 2001 Cette oeuvre de Gérard Traquandi, artiste dont nous avions déjà présenté le travail photographique est une gravure à la pointe sèche. La technique consiste à dessiner le motif sur une plaque de cuivre, à la griffer juste ce qu'il faut avec une pointe dure, à l'enduire d'encre avant de l'essuyer, au chiffon, puis à la paume de la main. L'encre se glisse dans les interstices. Le papier est enfin appliqué et pressé à l'aide d'un rouleau. Ce procédé est subtil et le résultat magnifique. Depuis toujours, Gérard Traquandi entretient une relation forte avec la montagne (il rêvait aussi d'être guide), qu'il pratique régulièrement. Il se mesure à elle, à son échelle, à l'espace, comme il se mesure à ses tableaux, intensément. Michel Troisgros |
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