| Le citron jaune | |||
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| Les câpres | |||
| Les câpres ont toujours eu une place de choix dans les placards de la maison. Tout comme les cornichons, je raffole de ce petit condiment piquant. Je me souviens que ma grand-mère les ajoutait à sa délicieuse sauce tomate et en accompagnait une escalope de veau milanaise. Mon père en faisait aussi grand usage. Il en agrémentait un beurre blanc pour accompagner un brochet au court-bouillon et une vinaigrette sur un émincé de bœuf cru. Il n'y a pas si longtemps, j'ai découvert avec bonheur, les câpres au sel, qui est une tradition de la Sicile. La saveur est légèrement florale, un peu amère et pas du tout acide. Cela m'a donné l'impression de découvrir le vrai goût. Pour les utiliser, je les fais tremper quelques minutes dans l'eau. Puis je les passe au four doux jusqu'à ce qu'elles croustillent. Ensuite, soit je les écrase pour en faire une mignonette de câpres qui peut assaisonner bien des choses, soit je les glisse entières dans une salade verte ou de tomates ou d'artichauts ou de fenouil et aussi avec un poisson cru émincé. |
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| La tomate | |||
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| La grenade | |||
| La grenade a une allure élégante. Je la choisis lourde, signe qu’elle est fraîche et juteuse, avec une écorce brillante et d’un rouge sombre. Je l’ouvre en deux, puis je tapote les demi-coques avec une cuillère, de façon à détacher une à une les « arilles » (c’est le nom des petits grains), que je citronne. Pour faire du jus, je les écrase sur un tamis. En y ajoutant quelques gouttes d’huile d’olive et de la menthe ciselée, j’en fais une délicieuse vinaigrette. Et il y aussi cette astucieuse façon, dont m’a parlé un cuisinier espagnol, et qui s’inspire de la noix de coco. C’est simple, il faut rouler maintes fois la grenade sur la table, afin d’éclater les arilles à l’intérieur. Sans l’ouvrir, faites un trou pour y glisser une paille et la boire bien fraîche dans son écorce. Avez-vous déjà goûté à la mélasse de grenade qui est produite au Liban ? Son aspect est dans l’esprit d’un vieux vinaigre balsamique, sirupeux, sombre, son goût est acidulé avec une légère pointe de caramel. J’en mélange quelques gouttes à la grenade fraîche, des amandes et de l’huile d’olive et en assaisonne une salade de betterave ou d’aubergines grillées. |
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| L’orange | |||
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| La moutarde | |||
| C'est sur le bord de l'assiette que la moutarde s'exprime pleinement. Et peut-être même que c'est directement dans le pot, pour éviter le contact avec le plat chaud, qui atténue un peu sa force. La cuisiner est un exercice délicat, qui consiste à ne pas atténuer la force de son piquant. Pour y arriver, plutôt que la diluer avec un autre élément, je préfère glisser discrètement dans ma composition de petites pointes de moutarde. L'effet de piquer la langue par intermittence sera intact. De toutes les moutardes, c'est la forte, de Dijon, qui est ma préférée. Et bien sûr, quand elle est fraîche. |
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| La rhubarbe | |||
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| Le citron vert | |||
| A chaque fois le citron vert m'entraine vers une destination lointaine. Parfois le Brésil, d'autre fois l'Amérique Centrale, ou bien encore l'Océan Indien et l'Asie. Au Japon, il y a un petit citron vert qui se nomme « Sudachi », et qui parfume le bouillon Daschi. Sa vivacité, les notes aiguës et amères de son jus servent d'épine dorsale à des plats ou à des produits qui pourraient être ennuyeux. C'est le cas de l'avocat, de la banane, du poisson cru comme la sardine ou le thon, de la mangue, du navet ou de la carotte. Le subtil parfum de l'écorce me charme. La râper, ou plutôt la gratter au final sur un plat, lui permet de décoller et de mieux se relever. Avec une tarte meringuée au thé de jasmin c'est superbe. Avec une aubergine en gelée au cumin, c'est éclatant de fraîcheur. A la différence du citron jaune, qui m'est familier, le vert à la douce acidité me donne à rêver de pays lointains. | ![]() |
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| Le fruit de la passion | |||
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| Les vinaigres | |||
| Je suis attiré par le vinaigre, ou plutôt par les vinaigres, car il en existe de nombreux. Aucun vinaigre n’a le goût d’un autre vinaigre. Les uns sont franchement piquants, acides, d’autres aigre-doux, d’autres « élevés en barrique » sont boisés ou encore au goût fruité… Rechercher le mieux adapté pour telle vinaigrette ou telle sauce, pour un déglaçage, un chutney ou une escabèche, est un jeu subtil. De grands accords existent : Vinaigre de vin vieux/Poulet au vinaigre ; Vinaigre de Xérès/Gaspacho ; Vinaigre d’alcool/Cornichons ; Vinaigre blanc d’Orléans/Aigre-doux de fruits ; Vinaigre de miel/Choux ; Vinaigre de riz/Sushi ; Vinaigre balsamique/Parmesan & Mozzarella ; Vinaigre de cidre/Poulet à la crème, aux pommes ; Vinaigre de framboises/Chocolat,etc.Dans ma cuisine de Roanne, j’ai peu à peu constitué une collection des vinaigres du monde, qui a sa propre armoire, juste à côté du piano. Avec ce panel d’échantillons sous la main, j’ai la possibilité immédiate de composer et de goûter des accords originaux. |
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| Le coing | |||
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